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Mieux comprendre la classification de mon bien immobilier :

Prenons l’exemple d’une maison chauffée au gaz avec production d’eau chaude électrique sans climatisation et avec un insert. Voici le résultat obtenu (ses données ne constituent pas le résultat de tous biens ayant les mêmes caractéristiques)

 

 

  • Etiquette « consommation conventionnelle » (5) :

Cette étiquette est obtenue en utilisant un programme informatique basé sur la méthode 3CL (calcul des consommations conventionnelles des logements). Ces consommations sont dites conventionnelles car calculées pour des conditions d’usage fixées (on considère que les occupants les utilisent suivant des conditions standard), et pour des conditions climatiques moyennes relatives au lieu d’habitation.

Il peut donc apparaître des divergences importantes entre les factures d’énergie que vous payez et la consommation conventionnelle pour plusieurs raisons : suivant la rigueur de l’hiver ou le comportement réellement constaté des occupants, qui peuvent s’écarter fortement de celui automatiquement choisi dans les conditions standards.

  • L’étiquette violette «émissions de gaz à effet de serre » (6) :

Elle représente l’émission de CO2 par m² et par an (Kg.m²/an). Un chauffage électrique sera donc bien classé dans cette étiquette car une grande majorité de l’électricité provient des centrales nucléaires ou de l’hydraulique qui rejettent très peu de CO2. Si l’on est préoccupé par le réchauffement climatique, il convient de s’attarder sur cette étiquette.

  • L’énergie primaire (3) :

Elle n’est pas l’énergie qui vous est facturée mais l’énergie au début de la chaîne de production. Cette énergie ramenée par m² et par an (kWh.m²/an), donnera la consommation conventionnelle (étiquette verte/jaune/ rouge dont l’affichage est obligatoire). Le grand public pense souvent que cette étiquette le renseigne sur sa facture or cela n’a pas grand-chose à voir pour de multiples raisons. Evidemment cette consommation est calculée par m² donc la facture dépend d’abord de la surface chauffée. La facture dépend du prix de l’énergie utilisée : Vous pouvez utiliser beaucoup d’énergie peu onéreuse (cas du bois), vous obtiendrez alors une facture raisonnable. Il ne faut pas confondre « énergivore » et « onéreux ». L’énergie primaire n’est finalement que l’énergie prélevée sur les ressources planétaires.

  • L’énergie finale (2):

Elle représente ce qui est facturée au consommateur et n’est que très rarement affichée dans les annonces immobilières.

  • L’énergie électrique est fortement pénalisée :

Dans le calcul, le facteur de conversion des énergies finales en énergies primaires est de 2.58 pour l’électricité alors qu’il est de 1 pour toutes les autres énergies. C'est-à-dire que l’énergie électrique primaire est 2,58 fois plus importante que l’énergie facturée au consommateur. L’énergie primaire étant traduite en étiquette consommation conventionnelle, on comprend pourquoi un chauffage électrique n’obtiendra jamais une bonne étiquette alors qu’il n’est parfois pas plus onéreux qu’un autre mode de chauffage.

Ce coefficient très pénalisant a été inclus dans le calcul pour tenir compte du rendement médiocre de la chaine de production électrique (≈33% pour une centrale nucléaire) et probablement aussi pour pénaliser l’énergie nucléaire de moins en moins présente en Europe. Le fait que le public ne soit pas renseigné sur ce mode de calcul est très pénalisant pour les propriétaires d’un logement chauffé à l’électricité. Les futures acquéreurs et locataires sont parfois rebutés par une mauvaise étiquette énergétique et ne poursuivent pas leurs investigations. Il est donc du devoir des professionnels de l’immobilier de les informer.

  • La colonne « frais annuels d’énergie » (4) :

Elle représente une estimation de la facture pour une utilisation conventionnelle. Les prix de l’énergie ont été fixés par l’arrêté du 15 septembre 2010 (1) (modification intervenue à la mi-août 2011), ce mode de calcul présente l’avantage de pouvoir comparer des logements indépendamment des cours de l’énergie.

  • Energie renouvelable (7) :

Dans cet exemple il y a un insert. Le bois est une énergie renouvelable mais pas son façonnage et son transport. Le public pense souvent à tort que la présence d’un insert va faire remonter l’étiquette de leur logement. En fait un insert a un rendement médiocre donc la consommation d’énergie primaire est plus importante pour un insert qu’avec une chaudière gaz mais le bilan carbone est bien meilleur. En résumé, l’insert fait descendre l’étiquette consommation, remonter l’étiquette gaz à effet de serre et baisser la facture. Si l’on se contente d’afficher l’étiquette des consommations, les logements avec insert seront pénalisés.